Le célèbre Captain Lou Albano a dû se tourner vers le côté des « gentils » pour une raison bien précise. Dans une ancienne interview, incluse dans le DVD de The Super Mario Bros. Super Show! Volume 1, cette légende de la WWE a partagé ses débuts dans le catch au début des années 1950, le considérant comme un moyen de gagner sa vie.
Son personnage extravagant suscitait des réactions intenses de la part du public, qui n’hésitait pas à l’intimider, lançant même des objets comme des pierres et des boules de neige. L’hostilité était telle qu’il a commencé à s’inquiéter pour sa sécurité.
« Avec mes chemises hawaïennes et tout, les gens réagissaient comme si j’étais un idiot. Ils lançaient des pierres et des boules de neige dans ma direction. J’arrivais dans des arènes comme le Madison Square Garden, et des gens m’attendaient à l’extérieur en criant, ‘Captain Lou, espèce de loser !’ J’avais l’impression que c’était complètement fou. J’allais finir par me blesser un jour ou l’autre », a-t-il raconté.
Face à cette situation, il a finalement décidé de changer de stratégie et d’adopter un rôle de babyface, devenant ainsi un favori du public. Bien que le catch soit une forme de divertissement, Albano a souligné les véritables risques physiques qu’il engendrait, ayant lui-même subi des blessures graves, y compris deux fractures du dos.
« J’ai donc décidé de renverser la situation et de devenir un bon gars, ce qu’on appelle un babyface dans le catch. Même si le catch est un spectacle, il faut rester prudent. On peut vraiment se blesser. J’ai rompu mon dos à deux reprises », a-t-il déclaré.
Il a ensuite choisi de mettre un terme à sa carrière de lutteur pour se lancer dans le management. Il a commencé à dirigé des lutteurs comme The Sheik et les Valiant Brothers, et a même collaboré avec Cyndi Lauper sur le célèbre morceau Girls Just Want to Have Fun.
Les histoires de Captain Lou Albano continuent d’inspirer les fans de catch, mixant humour, drame et passion pour ce monde fascinant qu’est la lutte.